| LES VERGERS DE MOTHOIS | |
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L'agriculture
raisonnée:
Objectifs : ![]() Limiter au maximum les interventions phytosanitaires, Préserver l’environnement et la santé des personnes, Réduire les coûts. Moyens : Entretenir un environnement favorable aux équilibres naturels, Choisir des variétés de végétaux résistantes aux maladies, Observer et s’informer pour préciser les risques avant d’intervenir, Choisir des moyens de lutte adaptés au risque. La faune auxiliaire: On désigne par faune auxiliaire l’ensemble des animaux qui sont utiles dans la lutte contre les ravageurs, par exemple : les coccinelles et les punaises contre les pucerons les acariens Typhlodromes contre les araignées rouges le pic vert contre les chenilles Zeuzère du bois les renards, blaireaux et rapaces contre les mulots Beaucoup d’insecticides ne respectent pas les insectes auxiliaires, ils les détruisent en même temps que les ravageurs. Le choix de techniques et de produits phytosanitaires adaptés permet de préserver cette faune utile. Exemple de lutte raisonnée : LA TAVELURE Ce champignon qui attaque les feuilles et la peau des fruits passe l’hiver au sol sur les feuilles mortes. Au printemps, avec la pluie, il contamine les jeunes feuilles. L’été, chaque pluie entraîne de nouvelles contaminations. Pour limiter les traitements, il faut : broyer les feuilles mortes au sol pendant l’hiver. cibler la protection des jeunes pousses au printemps en suivant la météo. tenir compte de la sensibilité à la tavelure de chaque variété pour moduler la lutte. Le Laboratoire de la Protection des Végétaux de Rouen utilise un réseau de stations météo locales pour nous avertir des risques de contamination. L’importance relative du risque permet de choisir le moyen le plus adapté pour chaque variété de pommier. Exemple de lutte raisonnée : LE CARPOCAPSE Les larves de ce papillon attaquent les fruits et creusent des galeries jusqu’aux pépins qu’ils dévorent. Ils sont dangereux pour les pommes de table qui deviennent invendables, et pour les pommes à cidre car ils favorisent la présence de pourritures néfastes à la qualité du cidre et des jus. Les papillons se reproduisent à la suite de vols (2 ou 3 dans l’année). Il faut repérer ces vols en plaçant des pièges à phéromones dans le verger. Le nombre des captures permet de cibler les plus gros risques. La lutte biologique est possible grâce à la carpovirusine qui n’affecte que ce ravageur. Exemple de lutte raisonnée : L’ARAIGNEE ROUGE Ce ravageur est un minuscule acarien qui se nourrit des cellules des feuilles de pommier jusqu'au dépérissement de l'arbre, de plus il est difficile à détruire et nécessite des insecticides puissants qui pénalisent la faune auxiliaire. Nous avons introduit depuis une dizaine d’années un prédateur de ces araignées rouges : le typhlodrome, c’est un acarien lui aussi mais carnivore, il se charge de réguler la population des araignées rouges. Depuis l’introduction du Typhlodrome, il n’a plus été nécessaire de faire de traitement contre l’araignée rouge. Le Typhlodrome est maintenant installé de façon durable dans le verger. Exemple de lutte raisonnée : LES PUCERONS ![]() Tout le monde connaît les pucerons qui prolifèrent sur les rosiers ou les arbres fruitiers, ils se gavent de la sève des arbres ce qui atrophie les feuilles et les fruits. Ils sont de plusieurs espèces : puceron vert, migrant ou non migrant, noir, cendré ou encore lanigère. On les trouve souvent entourés de coccinelles qui les dévorent ou de fourmis qui les protègent car elles se nourrissent de leur miellat. Nous avons entouré les vergers de haies où se développent des pucerons différents de ceux qui nuisent au verger, les coccinelles s’y entretiennent et sont prêtes à réguler une invasion de pucerons nuisibles. Les attaques de pucerons ne justifient plus d’intervention car elles sont limitées par la faune auxiliaire. La culture du blé et du colza. En culture de plein champs, l’agriculture raisonnée se pratique avec : L’abandon
du labour systématique qui permet à la faune et
la flore du sol de se
développer, de digérer les résidus de
la
récolte précédente en
aérant le sol.
Le choix de variétés résistantes aux maladies. La lutte contre les maladies en stimulant les défenses naturelles des plantes. L’implantation de cultures intermédiaires pour fixer les éléments fertilisants. La réalisation d’analyses de sol pour préciser les besoins de la culture en engrais. L'élevage ovin de plein air Ce type d’élevage permet de conduire un troupeau dans des conditions sanitaires optimum. C’est le type d’élevage qui correspond le mieux au bien être des animaux. Les brebis passent le minimum de temps en bergerie (1 mois) où les conditions sanitaires sont défavorables. Le cycle naturel de reproduction est respecté : saillies en octobre et agnelages en mars. Les agneaux bénéficient de la pousse d’herbe du printemps pour leur croissance. Les agneaux ainsi produits n’ont consommé que le lait de leur mère et de l’herbe, ils donnent une viande de qualité supérieure. Les fourrages d’hiver (betteraves et foin) sont produits localement. |